Tous les articles par Dominique Gontier

Le panier du Mehlala à Start up des territoires

Tout a commencé à MULHOUSE  le 17 mars au restaurant  « le Tilvist » par une présentation du « Panier du Mehlala ».

Une soirée de créativité était organisée par start up des territoires autour de « Mulhouse j’y crois » et « tuba Mulhouse »

Attractivité, économie, tourisme, éducation, énergie, mobilité, solidarité, cohésion sociale, santé… Vous avez un rêve, une idée, un projet, à réaliser sur la région mulhousienne.
Le thème « un rêve ? Un projet à réaliser ? Nous vous aiderons. »

Évidemment, le Panier du Mehlala avait toute sa place.


Pour finir le 4  mai à STRASBOURG au hall Rhenus !

Nous (Mathias, Daniel et Dominique) avons participé à une dynamique collective réunissant 1200 personnes de tous horizons et dont l’ambition est de relever les défis de notre territoire alsacien en co-construisant, sur la durée, des activités à fort impact social et territorial !

Le programme :

  • Partir des enjeux et défis propres à notre territoire !
  • Susciter la mobilisation collective !
  • Penser le territoire comme une start-up : innovation, agilité, co-construction, entrepreneuriat !
  • Faire émerger et accélérer des projets à fort potentiel de création d’emploi et d’activité économique !

Il y avait 100 ateliers de créativité dans une ambiance énergisante et créative classés dans 11 univers :

  • Agriculture et circuits courts agricoles
  • Relocalisation et distribution de produits locaux ou éthiques
  • Tourisme
  • Économie circulaire
  • Énergie durable
  • Silver economy
  • Santé, soin et service aux personnes
  • Mobilité durable
  • Solidarité et lien social
  • Éducation et petite enfance
  • Économie créative et numérique
Mathias en » pleine présentation »

Nous avons présenté notre Panier du Mehlala dans l’univers « Agriculture et circuits courts agricoles ». Nous avons échangé avec énormément de monde, beaucoup discuté, rencontré de futurs partenaires… Nous étions 8 personnes, de tous horizons à travailler dur autour de notre Panier du Mehlala.

Ce travail nous aidera dans notre projet et, d’ores et déjà, l’a fait progresser.

La visite chez nos amis de la cagette de Montpellier

Vue de l’épicerie

L’association « les amis de la cagette » est née en juillet 2015.

En 2016 elle a fonctionné en Groupement d’Achat.

Mi-janvier 2017 elle a ouvert une épicerie dans un local de 80 m² avec un salarié à plein temps. Une nouvelle embauche est prévue pour le 1 mars 2017. 

Pour 2018, le projet d’une ouverture d’un supermarché d’une surface de 1000 à 1500 m² est en cours.

En 2015, « les amis de la cagette », ont créé un Groupement d’Achat.

Ce Groupement d’Achat permet de se connaitre entre membres, teste les fournisseurs, liste les points forts et faibles pour la future ouverture de l’épicerie.

Le fonctionnement était :

Une semaine pour faire « ses courses » par internet

Une semaine pour aller chercher la marchandise et organiser les livraisons

Deux jours de distribution dans un local

Le taux de marge était de 20 % pour permettre de se faire une trésorerie.

Pour info, la dernière commande pesait 1,5 tonne de marchandises !

Depuis mi-janvier 2017, ouverture de l’épicerie. Il n’y a plus de groupement d’achat et de commande par internet mais un magasin où l’on vient acheter les produits disponibles.

Les témoignages recueillis ont tous été dans le sens de passer au plus vite du groupement à l’épicerie.

Par contre la phase groupement d’achat et aménagement du local pour l’épicerie demande beaucoup de temps et d’énergie.

Le 31 janvier il y avait 785 adhérents (pour un bassin de 450 000 habitants)

La cotisation est de 25 €uro/an. Elle est basée par trimestre pour la première année. Exemple pour une adhésion annuelle au 15 janvier, elle sera valable jusqu’au 31 mars de l’année suivante.

L’adhésion est de 5 €uro pour les personnes bénéficiant des minima sociaux. Ils ne demandent pas de justificatif,  c’est de manière déclarative.

Le statut est une association mais ils veulent passer en SA loi 1947. Ce statut permet d’avoir plus de souplesse dans la définition même des statuts et permet surtout une « gestion comptable » des bénévoles.

La cagette est formée de 11 groupes. Ils ont minimum deux coordinateurs. Chaque nouvel adhérent est invité à participer à un groupe. Il est aussi mis très à l’aise pour changer de groupe s’il ne trouve pas « sa place », participer même s’il n’a pas de connaissances techniques en rapport avec le groupe.

A tout moment, chacun peut créer un groupe pour résoudre une problématique. Quelques groupes meurent de leur « belle mort » une fois le problème résolu.

Tous les mois à lieu un FORUM Chaque coordinateur présente la synthèse du travail de son groupe Il dispose de 2 minutes maxi. Puis 2 minutes pour les questions/réponses. Puis 1 minute pour les votes. Si une et une seule personne présente est contre un projet ou une idée, le projet est renvoyé en AG pour être débattus. Le reste est adopté.

Dans leur organigramme, il y a 4 vice-présidents. Ils n’ont pas de pouvoir, ceux sont des personnes morales (un peu comme la reine d’Angleterre qui n’a aucun pouvoir réel mais un grand statut moral)

Ce sont les coordinateurs de groupe qui gèrent les plannings des tâches et le nombre de personnes associées à ses tâches.

LE LOCAL :

Il est en forme de U. Il fait 80 m². Son loyer est de 650 €uro plus 100€uro de taxe foncière.

C’est une location 100% privée. La Cagette a sollicité la mairie et les élus mais devant leur lenteur (on est dans le Sud !!!!!!) ils ont choisi la formule 100% privée.

Le « coin » stock derrière le lieu de vente est hyper important. Ne travaillant pas avec des centrales d’achat, les volumes d’achats sont relativement importants.

LES FOURNISSEURS :

Ils sont au nombre de 33.

Le passage obligé pour commencer, c’est le marché-gare. Il y a des fournisseurs bio, il est très difficile de travailler avec des petits maraichers locaux. Ils ont leurs propres circuits de distribution. Il faut référencer des producteurs de taille moyenne.

Les amis de la cagette privilégient les produits locaux puis bio. Ils ne s’interdisent pas des produits « standard » pour que tout le monde  puisse avoir des produits de base à des prix accessibles et abordables (ex : thon, lait de coco, curcuma…..) Pas de charte fournisseur pour l’instant car il faut contenter tout le monde. Par exemple il propose des œufs bio et des « normaux ». Mais cette vision des choses crée un vrai débat au sein du groupe.

Avec les produits frais, il y a un problème de prix d’achat. Celui-ci peut varier d’une journée  l’autre. On peut acheter des carottes à 1 €uro le lundi et  les payer 1.2 €uro car c’est le tarif en cours le jour de livraison, et celui-ci qui compte! D’où la difficulté de prendre une marge fixe (20 % eux aussi)

Il y a aussi 1 référent par fournisseur pour être plus crédible et efficace.

ADHERENTS

Ils sont au nombre de 785 au 31/01/2017

Il y a deux réunions « d’accueil des nouveaux » par semaine (tous les mercredis à 19 heures et les samedis à 15 heures)

La réunion se déroule avec la projection d’un film présentant la cagette. Puis ils passent directement aux questions-réponses. Il y a 3 coordinateurs à chaque réunion.

Ils ont décidé de faire, pour chaque nouvel adhérent, une formation sur les modes de fonctionnement et prise en main du logiciel ODOO.

LOGICIEL

Ils utilisent ODOO version 8. Cette nouvelle version est un peu capricieuse et pose quelques problèmes.

Ils utilisent Google Drive pour le stockage d’info et les framadate et framapad pour les réunions de groupe.

On a parlé de la facilité dans l’utilisation des outils Google mais aussi la difficulté de s’en séparer. Google vampirise mais ils ont du mal à trouver quelque chose d’équivalent en libre.

Point législatif concernant les logiciels de caisse, suite à de nombreuses fraudes, l’état a décidé que TOUS les logiciels de caisse devraient être homologués. ODDO ne l’ai pas. On suppose qu’il n’y aura que les gros éditeurs de logiciels de caisse qui auront les moyens de faire homologuer leurs produits. Il y a dans les tuyaux la création d’un GIE (Groupement d’Intérêt Economique) pour présenter et surtout financer le logiciel. La Louve vient de débloquer une somme importante pour développer ODOO pour d’autres épiceries comme les nôtres.

C’est le module caisse qui fait « tourner » la caisse de la cagette. Pratiquement tout est en TVA 5.5. J’ai participé à une journée de vente et la mise en œuvre d’articles. C’est relativement simple (une fois que la programmation est faite, bien sûr !!!!!!) il faut faire attention aux « doublons » dans les articles, le stock est difficile à gérer par la suite.

Une fois l’article enregistré, il passe directement à la caisse et il est prêt à être scanné. Cette mini formation m’a été faite par Julien…

SALARIE

Julien est le salarié de la cagette. Il est sous contrat CUI-CAE.

Il a été bénévole depuis le début du projet mais depuis qu’il est salarié il ne fait plus parti d’aucun groupe. Il s’occupe plus particulièrement des relations avec les fournisseurs, des achats des produits frais et la gestion des adhérents pendant leur tâche mensuelle.

Il est la personne « pivot » de l’épicerie. Il sera rejoint début mars, par un autre salarié (toujours sous contrat CUI-CAE).

L’EPICERIE

Est ouverte depuis mi-janvier 2017. Ses horaires sont :

– Mercredi de 16h30 à 19h
– Jeudi de 16h30 à 19h
– Vendredi de 16h à 21h
– Samedi de 10h30 à 13h et de 16h30 à 19h

Le business plan prévoyait un chiffre d’affaire de 6000 €uro/mois.

Cet objectif a été réalisé en 6 jours……..

Ils leur restent de nombreux points à travailler. L’un deux, est le plus important : l’hygiène.

Le CA de l’épicerie commence à faire des jaloux (ça va vite !) et l’un des leviers de nuisance est la fermeture pour cause de manque d’hygiène. Par exemple le stockage des aliments est fait sur des planches en bois et c’est interdit !

Ils m’ont conseillé de se rapprocher de la DPP (anciennement DGCCRF)

Autre point important, la formation des adhérents aux outils de gestion et de partage.

Voilà ma présentation des « amis de la cagette » cette initiative est née grâce à des étudiants montpelliérains qui ont participé à l’aventure de la louve. Des liens ont été tissé et, comme la Louve veut essaimer des supermarchés coopératifs dans toute la France, les infos récoltées sont issues d’expériences actives et, je l’espère concluantes

Dominique